Origines de l'ordinateur individuel
15 décembre 2000
Le premier micro-ordinateur : Le
Micral (1973)

En 1971, André Thi Truong fonde la société R2E (Réalisations Etudes
Electroniques). L’année suivante l’INRA (Institut national de la recherche
agricole) lui commande un système informatique transportable. R2E va concevoir un
ordinateur avec comme base le tout nouveau processeur 8 bits Intel 8008 (sorti en
avril 1972, avec 3500 transistors, vitesse 108 kHz, mémoire adressable de 16Ko : magique
!). En 6 mois, la société crée le Micral. L’ordinateur avait été conçu par
François Gernelle, le logiciel par Philippe Kahn.
Grosse comme un PC actuel, cette machine ne dispose ni d’afficheur
ni de clavier. On se sert d’interrupteurs pour saisir, des diodes affichent le
résultat. On peut y connecter un lecteur de bandes perforées. Le Micral fonctionne comme
le Kenback-1 américain, ordinateur à circuit intégré vendu en kit dès 71,
L’apprentissage est assez simple. 500 Micral sont produits dès la première année,
à 8 450F pièce (1 750 $), prix étonnant.
En juin 1973, la revue américaine Byte le qualifie de microcomputer.
Le terme est resté. En 1978, R2E fusionne avec Bull. En 1982, la filiale américaine de
Bull conçoit son premier compatible PC, le Bull Micral. Truong quittera Bull en 1983.
Le premier micro-ordinateur commercialisé : l’Altair
8800
L’Altair 8800 de MITS (" Micro Instrumentation Telemetry
System "), petite entreprise d’Albuquerque (Nouveau Mexique), apparaît
pour la première fois sur la couverture de décembre 1974 de " Popular
Electronics ".

Dans les deux premiers mois, des milliers de commandes sont arrivées.
L’ordinateur était commercialisé en kit et il fallait beaucoup d’habileté
pour réussir à le monter. Les utilisateurs devaient entrer leurs programmes en binaire
en appuyant sur des boutons. Le résultat était affiché en binaire par de petites
ampoules électriques. Il n’existait pas de logiciel et les utilisateurs devaient
écrire leurs propres programmes.

L’unité de base avait seulement 256 octets de RAM et coûtait 395
$. Sous cette configuration, la machine était pratiquement inutilisable pour traiter
quelque problème que ce soit. Toutefois le système était conçu de telle sorte que
l’on pouvait y ajouter un bus et des cartes d’extension.
En quelques mois des cartes furent disponibles pour disposer de
davantage de mémoire et pour raccorder des terminaux ou des télétypes. Le télétype
ASR-33 fournissait un clavier, une imprimante, et un support de stockage (sur bande de
papier perforé).

MITS commercialisa par la suite d’autres versions (8800a, 8800b) comprenant
davantage de slots et d’autres améliorations.
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